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L'usine « verte » au coeur d'un colloque du Réseau canadien de technologie

Éric Cloutier
Rédacteur en chef et directeur de la rédaction et des communications
Magazine Gestion & Logistique
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Histoire de stimuler l'action écologique responsable dans les entreprises manufacturières par la diffusion de gestes concrets déjà réalisés ça et là en milieu industriel, le Réseau canadien de technologie (RCT) - renommé Réseau canadien des conseillers en technologie depuis le 1er avril - a organisé, en février à Saint-Hyacinthe, un colloque intitulé «Usine verte : un choix payant». Des représentants de l'organisme sans but lucratif Enviro-Accès, de l'usine d'IBM à Bromont, d'Hydro-Québec et de l'Institut de développement de produits (IDP) ont pris part à l'événement pour présenter différentes initiatives mises en place et liées au développement durable d'entreprises.

L'ingénieure Marie-Josée Roy, conseillère en environnement et en développement durable pour la dizaine d'Enviroclubs que compte la région de l'Estrie, a expliqué que l'organisme Enviro-Accès, via son programme Enviroclub, « assure un soutien aux entreprises et aux projets innovateurs pouvant contribuer à l'amélioration de la qualité de l'environnement durable à l'échelle locale, nationale et internationale ».

Un Enviroclub dure entre huit et dix mois, regroupe dix PME d'une région donnée, prévoit un projet technique sur mesure par PME en usine et trois journées d'ateliers et de réseautage.

«Le projet en usine en est un d'écoefficacité devant procurer des gains économiques et environnementaux rapidement, c'est-à-dire un retour sur investissement en moins de deux ans. Avant, on essayait d'avoir un retour en deux ans et plus. Maintenant, avec le contexte de crise, on vise entre un an et moins de deux ans. Les projets admissibles sont ceux prévoyant une réduction de l'utilisation de ressources, la réutilisation ou le recyclage de matières sur place seulement, une diminution de l'utilisation, de la génération et du rejet de substances toxiques, la substitution de matières premières, une amélioration des pratiques d'exploitation et une optimisation du procédé. Un projet d'écoefficacité doit comporter des applications simples et à faible impact sur la production d'une entreprise. La mesure des résultats du projet se fait par des indicateurs environnementaux, économiques et sociaux», a indiqué Mme Roy.

Citant en exemple le projet de substitution d'un abrasif dans un procédé de nettoyage d'acier inoxydable de l'entreprise H. Fontaine, à Magog, Marie-Josée Roy mentionne que cette compagnie a économisé 75 000 $ par année en coûts d'achat et d'élimination de produits, qu'elle a réduit sa consommation de gaz naturel de près de 6000 $ par an et qu'elle a connu un gain de productivité de 15%. Pour l'environnement, ce projet a permis notamment une élimination de l'enfouissement de 132 tonnes de billes de verre, une réduction de 96% du volume de billes utilisées et la récupération de 100% des résidus d'acier inoxydable.

Les autres conférences feront l'objet d'articles dans un numéro ultérieur de Gestion & Logistique.