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Les politiques publiques introduisent des exigences sociales,
sociétales et environnementales dans la commande publique concernant
l’acquisition de produits et de services. La problématique du
développement durable s’est imposée à l’agenda politique et
économique. L’approvisionnement responsable signifie des «
produits et services ayant moins d’impact ou un effet réduit sur la
santé des humains et sur l’environnement comparé à des produits
semblables ». Cette comparaison peut inclure l’acquisition des
matières premières, la production, la fabrication, l’emballage, la
distribution, la réutilisation, l’entretien et la disposition des
produits. L’approvisionnement responsable considère les achats
locaux et les impacts sur l’écosystème.
Une carence dans la responsabilité sociale, sociétale ou
environnementale d’un fournisseur risque d’affecter la réputation et
la crédibilité de son client. La responsabilité de celui-ci dépasse
son périmètre classique, intégrant celle des sous-traitants sur
toute la chaîne d’approvisionnement.
En favorisant un rôle accru de l’approvisionnement, les
entreprises peuvent faciliter l’atteinte des objectifs de
développement durable. Il s’agit de sécuriser l’acceptabilité dans
la chaîne d’approvisionnement en :
- diminuant la pression d’impact des activités de
l’entreprise;
- développant un leadership, en étroite relation avec les
fournisseurs, capable d’apporter au marché de nouveaux produits
et services répondant à la fois aux objectifs stratégiques de
l’entreprise et aux nouvelles attentes de la société.
Dans son livre, Food, finance and philosophy : A role for supply
management in corporate social responsibility
1 , Larry Berglund, directeur des
achats de l’Université de Colombie Britannique, identifie quatre
champs d’intervention liés au développement durable :
- Produits et services verts
- Élimination des produits toxiques;
- Substitution de produits;
- Attentes des demandeurs;
- Utilisation des technologies;
- Audits de fournisseurs.
- Gestion des émissions des gaz à effets de serre
- Réduction des gaz à effet de serre;
- Sources alternatives d’énergie;
- Biodiesels;
- Programme d’économie d’énergie
- Programme de déplacements responsables;
- Gestion du parc de véhicules;
- Gestion du transport.
- 3. Facteurs socioéconomiques
- Protection de la santé et de la sécurité des
travailleurs;
- Favoriser les entreprises sociales et les premières
nations;
- Achats locaux;
- Programme d’achat équitable;
- Disparité salariale;
- Attentes de la société.
- 4. Conservation des ressources
- Diminution de la consommation d’eau et de matières
premières;
- Programme de recyclage;
- Implantation de normes LEED;
- Introduction du cycle de vie des produits.
NDLR : La deuxième et dernière partie de cette chronique
environnement sera publiée dans le numéro de septembre/octobre 2009
de Gestion & Logistique et sur icriq.com le 2009-12-17.
1 BERGLUND Larry, “Food,
finance, and philosophy : A role for supply management in corporate
social responsibility”, 2008, publish by Larry Berglund, ISBN
978-0-9811608-0-1.
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