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Les politiques publiques introduisent des exigences sociales,
sociétales et environnementales dans la commande publique concernant
l’acquisition de produits et de services. La problématique du
développement durable s’est imposée à l’agenda politique et
économique. NDLR : La première partie de cette chronique
environnement et développement durable a été publiée dans le numéro
de juillet/août 2009 de Gestion & Logistique et sur
icriq.com le
2009-12-01. En résumé, l’auteur a
auparavant expliqué que l’approvisionnement responsable signifiait
des « produits et services ayant moins d’impact ou un effet réduit
sur la santé des humains et sur l’environnement comparé à des
produits semblables », et cela au cours des différentes étapes du
cycle logistique. Denys Bussières mentionnait également qu’une
carence dans la responsabilité sociale, sociétale ou
environnementale d’un fournisseur risquait d’affecter la réputation
et la crédibilité de son client et que cette responsabilité
comprenait aussi celle des sous-traitants sur toute la chaîne
d’approvisionnement. Notre collaborateur ajoutait qu’en favorisant
un rôle accru de l’approvisionnement, les entreprises peuvent
faciliter l’atteinte des objectifs de développement durable. Citant
un ouvrage publié en Colombie-Britannique, il a enfin identifié
quatre champs d’intervention liés au développement durable :
produits et services verts, gestion des émissions de gaz à effets de
serre, facteurs socioéconomiques et conservation des ressources.
Voici maintenant la suite et la fin de cette chronique.
Une politique cherchant à promouvoir le développement durable ne
peut se fier à une rhétorique de bonne volonté. Si tout ce qui
promet de constituer un facteur de progrès pour l’individu, la
collectivité, le travailleur, la qualité de la vie ou la santé peut
être réétiqueté et redéfini pour l’inscrire dans la politique du
développement durable, le scepticisme auquel il s’agit de résister
est justifié. Selon l’organisation TerraChoice Environmental
Marketing inc.
1 , dans le rapport de 2009, 98 % des 2219 produits
évalués pouvaient être accusés de « greenwashing »
2 .
L’approvisionnement est un excellent endroit pour être proactif
en termes de développement durable. L’approvisionneur est
généralement en contact avec tous les secteurs de l’entreprise. Il
est le lien privilégié avec les fournisseurs, a accès à un vaste
réseau de contacts lui permettant de comparer ses pratiques, de
rechercher et d’implanter les meilleures pratiques en matière
d’approvisionnement responsable.
Les responsabilités des approvisionnements pour chacun des champs
d’intervention ci-haut mentionnés sont : la formation du personnel,
gestion des coûts et risques, conformité, surveillance, recherche et
reddition de comptes. Ceci suppose un travail stratégique
supplémentaire pour les professionnels des achats.
Avec le support des dirigeants, l’approvisionneur peut exercer un
leadership dans le domaine des acquisitions responsables si on lui
en donne les moyens. Le vrai coût est de ne rien faire. Les
tendances en approvisionnement à court terme sont notamment :
• l’inventaire des émissions lié aux acquisitions de biens et
services;
• le cycle de vie des biens et produits;
• l’étiquetage et les standards;
• l’approvisionnement de proximité / achat local;
• recyclage, réutilisation, gestion des déchets;
• l’augmentation des coûts de la nourriture versus les
biocarburants.
L’approvisionnement responsable est un virage apportant des
opportunités. Il permet aux approvisionneurs de développer de
nouvelles habiletés et amène une valeur ajoutée dans la chaîne
d’approvisionnement.
1
http://www.terrachoice.com.
2 Green∙wash (gren’wosh’,-wôsh’) – verb: the act of misleading
consumers regarding the environmental practices of a company or the
environmental benefits of a product or service.
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