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Les manufacturiers de moteurs et de camions ont introduit
plusieurs innovations technologiques à leurs nouveaux modèles afin
de répondre aux normes environnementales et à la volonté générale de
réduire les émissions de gaz à effet de serre qui contribuent au
réchauffement climatique. Et avec le prix du diesel qui atteint des
sommets inégalés, les manufacturiers travaillent d’arrache-pied pour
fournir aux camionneurs des équipements qui visent à maximiser à la
fois leur productivité et l’économie en carburant. À la
direction des ventes pour PACCAR Leasing (PacLease), Olen Hunter
nous dit que « la complexité d’arrimage, lorsqu’il est temps de
faire le choix des nouvelles technologies de camions, du service,
des prérogatives et des contingences de ses besoins
organisationnels, peut être un défi important à relever pour une
entreprise. »
« Les opérations de crédit-bail peuvent s’avérer importantes pour
les besoins d’une entreprise qui souhaite profiter des plus récentes
avancées technologiques de l’industrie, notamment parce que les
cycles de renouvellement de ces technologies sont de plus en plus
courts », mentionne encore M. Hunter.
Mais avant de prendre une décision finale sur le choix d’acheter
ou louer une nouvelle pièce d’équipement, le directeur des ventes de
PacLease affirme qu’il est essentiel de répondre aux cinq questions
suivantes :
Question 1
Quelle est la meilleure façon d’utiliser votre capital d’entreprise?
Chaque entreprise est unique. Qu’elle soit de propriété privée ou
publique (actionnariat), comment elle est capitalisée et de quelle
façon elle mesure le succès de ses initiatives d’affaires,
l’entreprise déterminera la meilleure façon d’utiliser son capital.
Les entreprises, d’ailleurs, financent leurs activités par les
avoirs et les dettes.
La division financière de l’entreprise (vice-présidents aux
finances, chefs financiers) travaille quotidiennement pour que les
leviers d’emprunt (la capacité d’emprunter) et les avoirs nets
(actions et bénéfices non répartis) soient équilibrés, question de
maximiser le rendement accessible.
Quand une organisation achète des équipements neufs à forte
valeur dépréciative, par exemple des camions, il est normal de
chercher la meilleure façon de maximiser un retour sur
l’investissement initial. C’est la raison pour laquelle les
décideurs vont chercher à savoir si l’investissement en équipement
offre à l’organisation un retour sur investissement supérieur au
«taux de rendement minimal.» Ce taux est généralement déterminé en
additionnant le coût moyen pondéré en capital à la prime nominale de
chacun des camions. Si on détermine que l’équipement en question
n’offre pas un retour supérieur au taux de rendement minimal, alors
le crédit-bail pourrait offrir une alternative valable pour votre
organisation.
« Si vous vous trouvez confronté à ce type de dilemme – acheter
ou louer? – il est primordial de procéder à un calcul du RSI (retour
sur investissement – ROI, return on the investment en anglais) pour
ultimement déterminer si le choix pour financer l’achat d’équipement
se fera via l’emprunt (la dette) ou les actifs », ajoute M. Hunter.
Le traitement comptable du crédit-bail, qu’on peut séparer en
deux catégories principales – bilan financier équilibré ou non –
peut avoir un impact favorable sur les ratios financiers importants
de l’entreprise tels le REC (retour en capital, ou ROA, return on
assets) et le RSI.
Si votre entreprise se mesure avantageusement au ratio financier
dont la clé est le traitement comptable favorable au crédit-bail,
cette solution doit être considérée dans la balance par vos experts
financiers.
« Fait à noter, les entreprises qui offrent le service de
crédit-bail sont à même d’aider votre organisation - laquelle
pourrait éventuellement devoir faire un choix entre louer ou acheter
de l’équipement - à faire ce genre d’analyse sur le retour sur
investissement », note M. Hunter.
Question # 2
Est-ce que le transport est au centre de vos activités?
Tout d’abord, toutes les entreprises doivent se poser la même
question : Avons-nous un profil professionnel lié au camionnage ou
non?
Plusieurs organisations ont déterminé que la location de camions
– et toutes les responsabilités connexes qui s’y rattachent :
l’entretien, le service routier, l’administration des taxes sur le
carburant – leur laissent l’essentiel de leur temps à consacrer aux
activités centrales de l’entreprise, la livraison de produits.
À partir du moment où les employés concentrent leurs énergies à
la livraison, ils peuvent offrir un service de qualité supérieure et
dans les temps à leur importante clientèle. Ils peuvent également
libérer du temps pour des activités qui aident leur compagnie à
augmenter le volume de ses affaires au quotidien.
Investir temps et ressources peut rapidement devenir, pour
plusieurs petites compagnies, un jeu risqué. Identifier l’équipement
adéquat pour les camions ainsi que la maintenance requièrent un
savoir spécifique et adapté. Les gestionnaires de ces petites
flottes doivent donc être constamment au diapason de l’évolution
technologique dans l’industrie du camion. Conséquemment, le
personnel d’entretien doit être proprement formé et équipé d’un
équipement adéquat (outils, espace de travail aéré et fonctionnel,
formation continue, etc.).
En confiant les activités périphériques au camionnage à un tiers
extérieur spécialisé, les entreprises peuvent se concentrer sur
l’essentiel de leurs activités – le transport et sa logistique – en
prenant avantage des services offerts, de l’expertise détenue et du
pouvoir d’achat de leur locateur de camions.
D’ailleurs, ces compagnies de location (crédit-bail), de par leur
dimension et leur importance, peuvent négocier les meilleurs prix
possibles sur le volume de l’équipement acheté, les articles de
maintenance ainsi que les fournitures courantes. Ce faisant, ils
peuvent refiler les économies ainsi réalisées à leurs clients. Sans
ce bénéfice des avantages de la location, les petites et moyennes
flottes (parce que le marché de la location s’adresse principalement
à eux ainsi qu’aux artisans) - celles dont les unités sont
inférieures à 20 - peuvent s’attendre à payer davantage pour
l’entretien et la maintenance de leurs camions.
Tout comme pour les acheteurs avec les manufacturiers, les
locataires de camions peuvent compter sur les compagnies locatrices
pour personnaliser l’équipement loué (ou vendu) aux exigences
précises du client, notamment en leur faisant profiter de leur
expertise pour réduire les coûts en carburant, augmenter la
productivité générale de l’investissement ainsi qu’améliorer la
satisfaction professionnelle du chauffeur.
La personnalisation du produit peut aussi être esthétique
(habillage). En effet, les tracteurs, remorques et autres fourgons
peuvent être «habillés» à la convenance du client et renforcer,
conséquemment, la notoriété et la visibilité de leur marque de
commerce.
Question # 3
Connaissez-vous vraiment le coût inhérent à la possession d’un
camion?
De façon plus spécifique, connaissez-vous le coût de la
maintenance de vos équipements? Plusieurs organisations connaissent
avec précision les coûts financiers de telles opérations, lesquels
sont généralement fixes, déterminés et prévisibles.
Cependant, les coûts liés à la maintenance sont généralement peu
connus ou compris des gestionnaires de flottes.
Les gestionnaires de grosses flottes sont capables de calculer, à
un dollar près, le coût de leur main-d’œuvre, des pièces, pneus et
réparations (à l’interne et à l’externe lorsque requis). Ils peuvent
également connaître la tendance générale de leurs dépenses sur le
budget annuel de la compagnie. Une bonne façon de connaître le ratio
profit/perte de chacun de leur camion.
Ces compagnies peuvent également mieux suivre et identifier les
unités performances ou celles qui, au contraire, ont un faible
rendement associé ou non à des coûts d’entretien élevés. Ces
tendances vont influencer l’achat ultérieur de pièces et des
pratiques liées à la maintenance des véhicules, lesquelles tendances
vont aider les gestionnaires à planifier les bons cycles de
remplacement de leurs véhicules. Cette façon de faire permet aux
organisations d’optimiser leurs coûts d’opération, tout en gérant de
façon optimale les cycles d’achats/ventes de leurs camions.
Pour plusieurs flottes de petite dimension (vous allez vous
reconnaître), les dépenses de leurs activités en transport se
fondent généralement dans leur budget global sans discrimination
aucune.
Si vous êtes incapable de calculer exactement les coûts de
maintenance de vos camions, il existe quelques options à considérer
dont l’achat d’un logiciel grand public capable de faire certains
calculs à votre place.
Ce type d’outil informatique, dont l’existence vise à identifier
les dépenses de façon spécifique, ne pourra pas, cependant, tenir
compte de façon précise du coût de la main-d’œuvre ou des pièces
achetées. Aussi, cet outil ne pourra prendre en considération les
coûts administratifs associés à la gestion spécifique d’une flotte.
Les procédures pour effectuer les opérations liées aux commandes
de réparations, comptes recevables et payables, trouver et
interpréter les garanties applicables, les autorisations
d’exploitation pertinentes et l’obtention des permis de conformité
des autorités politiques doivent être prises en compte dans les
coûts administratifs totaux de la gestion quotidienne d’une flotte.
Ces dépenses peuvent (ou non) être bien identifiées à la base. Il
reste un fait avéré cependant : ces items, généralement considérés
comme des dépenses indirectes et périphériques, doivent être pensés
globalement parce que ces coûts entrent effectivement dans les
dépenses totales q’une entreprise, possédant sa propre flotte de
camions, doit évaluer avant de louer ou acheter des équipement tels
des camions.
Idéalement, il est recommandé de bien identifier vos besoins
préalablement à la consultation d’un vendeur ou locateur de camions.
Encore une fois, magasiner des deux côtés de la clôture est la clé
avant de faire un choix définitif et éclairé en matière de d’achat
ou de location, de maintenance et d’entretien de ses équipements.
Question # 4
Quelles données aurez-vous besoin de maîtriser avant de faire une
comparaison achat/location?
Voici 12 points sur lesquels il faut appuyer – sept pour l’achat
et cinq pour la location – pour faire une comparaison pertinente :
Si vous achetez
- Le coût initial de l’équipement. Le prix d’achat original du
tracteur, incluant les taxes et les équipements additionnels
tels les outils, fourgons, remorques, unités de réfrigération
(si requis), etc.
- Taux d’intérêt pour un prêt bancaire, le terme de l’emprunt
et l’acompte
- Durée de vie de l’équipement – Combien de temps croyez-vous
l’utiliser?
- Le taux d’imposition payé par votre société (corporate tax).
Utilisé pour déterminer le net de votre compagnie après la perte
sèche liée à la dépréciation et le bénéfice après impôts
- Les coûts de la maintenance pour toute la durée de vie de
l’équipement
- Coûts administratifs pour les permis et autres autorisations
d’exploitation ainsi que les coûts administratifs généraux pour
la gestion de la flotte (maintenance, entretien)
- Calcul de la valeur nette des paiements mensuels ainsi que
des coûts financiers associés à la maintenance, et ce, pour
toute la durée de vie de l’équipement acheté
Si vous louez
- Taux d’intérêt de la location
- Coût variable (taux au kilométrage si service de crédit-bail
complet
- Responsabilité résiduelle du véhicule – Est-ce ma
responsabilité ou celle de l’entreprise de location?
- Calcul de la valeur actuelle nette des paiements du
crédit-bail sur la durée de vie des équipements.
Encore une fois, il est essentiel de bien évaluer les dépenses
administratives inhérentes à l’achat ou à la location avant
d’arrêter votre choix. Une fois cette évaluation complétée, il est
plus facile de faire le calcul net de la valeur actuelle des
paiements de location, du coût financier ainsi que des coûts de
maintenance pour toute la durée de vie des équipements.
Aussi importante est la vérification du niveau de liquidité net
après impôts pour la location et l’achat. Cette démarche donnera
l’heure juste sur l’impact réel de la dépréciation à la location et
à l’achat du niveau de liquidité de l’entreprise. Le calcul net de
la valeur actuelle fera l’estimation la liquidité future de la
location et de l’achat en dollars d’aujourd’hui.
Vous avez besoin d’aide pour faire ces calculs? La plupart des
compagnies ont les outils adéquats pour permettre au client de faire
les calculs, que ce soit pour l’achat ou la location, en entrant
simplement les données pertinentes de la flotte dans un ordinateur
possédant ce type de logiciel.
Question # 5
Quels sont les bénéfices perçus de l’achat et la location?
Pour la location, les avantages sont de deux ordres : financiers
et opérationnels. Au plan financier, la compagnie peut récupérer du
capital pour l’utiliser ailleurs dans la compagnie et ainsi
maximiser son rendement à court et moyen terme. Au chapitre
opérationnel, cette stratégie permet à l’entreprise de se concentrer
sur le noyau central de ses activités.
L’achat de l’équipement permet un meilleur contrôle à la
compagnie, ce qui peut être ou non le cas en fonction, comme nous le
disions précédemment, de la grosseur et de l’importance de la
flotte.
Dans certaines situations, notamment chez les gestionnaires de
petites flottes, les risques associés à l’achat peuvent inclure la
valeur de revente fluctuante des véhicules, des coûts de maintenance
variables durant toute la durée de vie des équipements, des actifs
dévalués si le cycle de remplacement a été fait de façon
approximative, des coûts supplémentaires associés à la formation
technique, laquelle étant lié aux changements technologiques
constants, à l’embauche ou encore à l’achat d’outils pour le
personnel mécanicien de l’entreprise.
Lorsque la flotte n’est pas assez grosse, ce type de risque peut
s’avérer problématique pour une compagnie qui veut maintenir un
niveau raisonnable de liquidités. Enfin, les bris d’équipements,
même lorsqu’ils sont sous la garantie du manufacturier, peuvent
entraîner des délais de livraison ainsi que des pertes importantes
en productivité et en revenus à l’entreprise mal équipée pour y
faire face. |