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L’augmentation du prix du carburant est un sujet d’actualité qui
suscite de vives réactions dans la population en général. Ces
réactions sont encore plus vives lorsque les prix changent
rapidement. Il faut cependant mettre les choses en perspective, pour
une famille moyenne la dépense annuelle dépassera rarement 3 à 5% de
son revenu. Cela pourrait effectivement paraître extravagant mais
que penser des entreprises de transport routier de marchandises pour
lesquelles le carburant peut représenter jusqu’à 20% de leurs coûts
totaux . De quoi inciter n’importe quel dirigeant à réfléchir
sérieusement lorsque l’on sait que les poids lourds au Canada ont
consommé 9,2 milliards de litres de carburant en 2006 ! Pour le CN,
le CP et l’industrie du transport aérien, le prix du carburant a
atteint un sommet à 21,1% des coûts totaux .
Votre flotte est-elle bien utilisée?
Toujours selon Transport Canada, 13% des parcours des poids
lourds sont effectuée à vide . Bien que ce chiffre puisse varier
selon le domaine d’activité et le type de transport effectué, il
s’agit d’une statistique très importante, et coûteuse, pour les
transporteurs routiers. Si les transporteurs de marchandises ont
bien appris à balancer leurs routes pour éviter les retours à vide,
cela est difficile voire même impossible pour les entreprises où la
livraison est un service (pensons à l’ameublement). Dans ce dernier
cas, plus le service à la clientèle couvre un vaste territoire, plus
les véhicules de livraison parcourront de grandes distances à vide
en fin de journée. Dans cette situation une étude sérieuse s’impose
pour voir s’il ne serait pas préférable de faire affaires avec un
transporteur externe qui possède une structure opérationnelle plus
adaptée pour rentabiliser ces grands trajets. Un département de
transport devrait posséder toutes les informations utiles sur ses
livraisons pour chaque secteur géographique qu’il dessert
(fréquence, distance, charge, durée, …). C’est en analysant ces
données qu’il sera possible de confirmer si des économies peuvent
être réalisées. Finalement, lorsque l’on parle d’une bonne
utilisation d’une flotte, il est obligatoire de parler de limite de
vitesse. Pour une remorque chargée à 27 300 kilogrammes, la
consommation de carburant pour parcourir 100 kilomètres sera réduite
de 17% si la vitesse est réduite de 120 à 105 kilomètres heures.
Cette réduction est de 42% si la vitesse est réduite de 120 à 90
kilomètres heures . Cela explique pourquoi plusieurs transporteurs
limitent la vitesse de leurs véhicules à moins de 100 kh/h.
Avez-vous trop de capacité?
Plusieurs compagnies dont le transport n’est pas l’activité
principale possèdent une flotte de livraison pour assurer le service
à leur clientèle. Dans cette situation, il n’est pas rare que les
responsables de la livraison sur estiment grandement leurs besoins
réels en capacité de transport ce qui résulte en une flotte trop
nombreuse ou en des véhicules de trop grande capacité. Il est bon de
prendre le temps de réfléchir à cette question surtout si vous êtes
sur le point d’acheter de nouveaux véhicules ou de renouveler vos
contrats de location. Peut être pourriez vous offrir le même service
avec des véhicules plus petits. Une bonne pratique de gestion
consiste à reconsidérer à chaque année ses besoins de transport en
analysant l’ensemble des livraisons de la dernière année. Pour
chaque livraison, calculez le poids ainsi que le volume chargés et
comparez avec la capacité du véhicule utilisé. Les résultats peuvent
parfois être très surprenants et indiquer des pistes de réductions.
Remplacer quelques camions de 28 pieds par des 24 pieds apportera
des économies non négligeables à la fin de l’année.
Ces deux exemples simples montrent qu’il est important que le
département responsable des expéditions collige soigneusement toutes
les informations pertinentes sur toutes les opérations de transport
de l’entreprise. Il en va de la rentabilité de ce dernier.
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