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Histoire de stimuler l'action écologique responsable dans les
entreprises manufacturières par la diffusion de gestes concrets déjà
réalisés ça et là en milieu industriel, le Réseau canadien de
technologie (RCT) - renommé Réseau canadien des conseillers en
technologie depuis le 1er avril - a organisé, en février à
Saint-Hyacinthe, un colloque intitulé «Usine verte : un choix
payant». Des représentants de l'organisme sans but lucratif Enviro-Accès,
de l'usine d'IBM à Bromont, d'Hydro-Québec et de l'Institut de
développement de produits (IDP) ont pris part à l'événement pour
présenter différentes initiatives mises en place et liées au
développement durable d'entreprises. L’ingénieure Marie-Josée
Roy, conseillère en environnement et en développement durable pour
la dizaine d'Enviroclubs que compte la région de l’Estrie, a
expliqué que l'organisme Enviro-Accès, via son programme Enviroclub,
« assure un soutien aux entreprises et aux projets innovateurs
pouvant contribuer à l'amélioration de la qualité de l'environnement
durable à l'échelle locale, nationale et internationale ».
Un Enviroclub dure entre huit et dix mois, regroupe dix PME d'une
région donnée, prévoit un projet technique sur mesure par PME en
usine et trois journées d'ateliers et de réseautage.
«Le projet en usine en est un d'écoefficacité devant procurer des
gains économiques et environnementaux rapidement, c'est-à-dire un
retour sur investissement en moins de deux ans. Avant, on essayait
d'avoir un retour en deux ans et plus. Maintenant, avec le contexte
de crise, on vise entre un an et moins de deux ans. Les projets
admissibles sont ceux prévoyant une réduction de l'utilisation de
ressources, la réutilisation ou le recyclage de matières sur place
seulement, une diminution de l'utilisation, de la génération et du
rejet de substances toxiques, la substitution de matières premières,
une amélioration des pratiques d'exploitation et une optimisation du
procédé. Un projet d'écoefficacité doit comporter des applications
simples et à faible impact sur la production d'une entreprise. La
mesure des résultats du projet se fait par des indicateurs
environnementaux, économiques et sociaux», a indiqué Mme Roy.
Citant en exemple le projet de substitution d'un abrasif dans un
procédé de nettoyage d'acier inoxydable de l'entreprise H. Fontaine,
à Magog, Marie-Josée Roy mentionne que cette compagnie a économisé
75 000 $ par année en coûts d'achat et d'élimination de produits,
qu'elle a réduit sa consommation de gaz naturel de près de 6000 $
par an et qu'elle a connu un gain de productivité de 15%. Pour
l'environnement, ce projet a permis notamment une élimination de
l'enfouissement de 132 tonnes de billes de verre, une réduction de
96% du volume de billes utilisées et la récupération de 100% des
résidus d'acier inoxydable.
Les autres conférences feront l’objet d’articles dans un numéro
ultérieur de Gestion & Logistique. |