Le réajustement mondial et les alliances stratégiques
Sous le signe de la crise, l'économie mondiale reste quand même
dynamique, les éléments de preuve sont le nombre et la valeur des
acquisitions et des fusions.
Dans le contexte dans lequel les analystes économiques estiment que
de nombreuses petites entreprises dans plusieurs secteurs de
l'économie (exemple : les petits détaillants ou ceux qui œuvrent
dans la restauration) ne seront pas en mesure de s'adapter aux
conditions actuelles étant avalés ou retirés du marché,
l'augmentation du nombre de fusions d'entreprises dans le monde
entier n'est pas une surprise. Des milliers des restaurants français
ont déjà fait faillite.
Comme nous pouvons le constater dans le menu
du site Internet de la Corporation des approvisionneurs du Québec -
District Montréal sous
la rubrique 'nouvelles économiques' qui est mise à jour
quotidiennement, les entreprises du monde entier ont des difficultés
financières aux États-Unis, en Europe et en Asie...
Ces difficultés financières ont conduit de nombreux gestionnaires à
envisager la possibilité de renforcer la position de leur entreprise
sur le marché en employant des stratégies de fusions avec d'autres
sociétés dans le même domaine. Si on ajoute aussi l'augmentation de
la concurrence - résultat de la mondialisation - on comprend
pourquoi le nombre de fusions et d'acquisitions d'entreprises a
augmenté.
Problèmes globaux - impacts locaux : réduction radicale des coûts
Certainement, chez nous, la crise financière internationale
obligera nos entreprises québécoises à changer la façon de faire les
affaires. On devrait avoir une analyse concluante, donnant plus de
poids aux coûts d'approvisionnement (matières premières, transport,
etc …) en corrélation directe avec le coût de la main-d'œuvre ou de
la sous-traitance.
Compte tenu des difficultés financières, les entreprises devront
réviser leurs prévisions de ventes. Par conséquent, sera touché par
ceci tout ce qui implique le coût total d'une entreprise tel que :
la structure des coûts engagés dans l'approvisionnement, les coûts
variables concernant les matières premières et le transport ainsi
que l'organigramme de l'entreprise et le personnel, ce qui va
produire des disponibilités au niveau du personnel.
Par conséquent, les approvisionneurs devront envisager d'analyser la
viabilité financière du fournisseur et ainsi élaborer des stratégies
pour minimiser l'impact d'une éventuelle faillite du fournisseur.
En employant des stratégies visant à réduire le coût total, vu le
ralentissement de l'économie, les gestionnaires d'entreprises vont
faire aussi des pressions sur les salaires de leurs employés, les
approvisionneurs entre autres !
Les analystes affirment que durant cette période juste l'adaptation
au marché est insuffisante comme plan d'action. Ils encouragent les
entreprises à adopter des stratégies à long terme.
Les grandes entreprises américaines pensent déjà à la
restructuration! Si les ventes de voitures baissent, comme c'est le
cas pour les géants américains GM et Chrysler, dont les ventes ont
diminué de plus de 40%, sans doute, les concessionnaires automobiles
au Québec seront touchés.
Cette situation peut se produire dans plusieurs domaines d'activités
économiques. On pourrait mentionner le cas de DHL E.U. qui mettra à
pied près de 9 500 employés, selon Yahoo Canada. Y-a-t-il des
opportunités financières d'acquisitions?
La crise financière peut apporter aussi de nouvelles
opportunités, en particulier pour les leaders du marché. Vous avez
probablement déjà entendu dans les médias qu'il est temps d'acheter
des actions! Les grandes entreprises auront une vie plus facile. Cependant, les
petites et moyennes entreprises seront les plus touchées.
La principale explication est que les grandes entreprises ont des
relations privilégiées avec les banques et peuvent obtenir de
meilleures conditions pour des prêts financiers à taux avantageux.
Elles bénéficient d'un rang plus élevé accordé par la plupart des
banques, ont accès plus facilement au crédit et peuvent se permettre
des fusions et des acquisitions de petites entreprises. Pour les grandes entreprises, la crise financière ça veut dire moins
de bénéfices et un redimensionnement de leur budget financier.
Mieux exploiter l'avantage concurrentiel
Les approvisionneurs doivent s'engager en profondeur en misant sur
l'amélioration des procédés d'acquisitions et sur la réalisation des
gains d'efficacité dans la chaîne d'approvisionnement. Ils doivent
adopter des stratégies pour chercher des sources d'approvisionnement
plus économiques et améliorer la gestion de la logistique. Les approvisionneurs doivent optimiser l'avantage concurrentiel
qu'ils offrent à leur chaîne d'approvisionnement, leurs relations
avec la clientèle et les ressources de l'entreprise pour être en
mesure d'équilibrer leurs priorités. En conclusion, nous estimons que les entreprises qui proposeront de
nouvelles orientations stratégiques pour résoudre ces problèmes
complexes seront les grandes gagnantes. |