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«Il existe un lien assez ténu entre solutions informatiques et
systèmes de gestion de la production, des stocks en inventaire et
des achats». Voilà d’emblée la prémisse qu’établit l’ingénieur
Laurent Deirmendjian, conseiller en amélioration de la performance
opérationnelle au Groupe Créatech, un chef de file en optimisation
de la chaîne d’approvisionnement et en intégration de solutions en
technologies de l’information (TI) depuis sa création, en 1993.
M. Deirmendjian souligne que «les systèmes de gestion des
inventaires sont regroupés sous la forme d’une solution informatique
ou d’un outil développé selon les besoins de ventes ou de production
d’une entreprise», peu importe qu’il s’agisse de solutions
d’affaires réputées telles que Microsoft, Oracle, SAP ou encore de
logiciels d’inventaire développés spécialement pour une entreprise
manufacturière quelconque. Il ajoute que «ces besoins sont
déterminés pas le niveau d’inventaire de l’entreprise».
La gestion VMI en croissance
Selon Laurent Deirmendjian, un des phénomènes en croissance en
matière d’amélioration de performance opérationnelle et
d’optimisation de chaînes d’approvisionnement se veut la gestion VMI
(Vendor Manage Inventory), qui consiste, pour une entreprise
manufacturière, à transférer la gestion de son inventaire à un
fournisseur et la responsabilité de réapprovisionner ses stocks au
besoin.
«La tendance s’est surtout développée dans des entreprises et des
centres de distribution travaillant avec des produits stables et
constants, par exemple les quincailleries. On parle d’entreprises
dont les produits ne fluctuent pas. Le fournisseur évalue
périodiquement les articles par son client et le réapprovisionne
seulement au besoin. Il y a réduction du coût de l’inventaire. Ça
permet à la fois une gestion à un faible coût et à un fort volume de
marchandises, ainsi qu’une stabilité de la demande», explique M.
Deirmendjian.
Pour l’entreprise se livrant à la gestion VMI, cette méthode
prévoit des ajustements, d’une part entre elle et son fournisseur,
d’autre part dans son logiciel d’inventaire ou dans la solution
informatique mise en place avec le fournisseur pour gérer le système
d’approvisionnement.
«L’inventaire est souvent chez le donneur d’ordres, c’est-à-dire
l’entreprise qui mandate le fournisseur pour gérer ses stocks.
Habituellement, le fournisseur envoie un rapport mensuel de l’état
et la rotation de l’inventaire aux donneurs d’ordres. Le fournisseur
doit également respecter des indicateurs de performances, en vertu
de clauses de performances négociées dans le contrat conclu avec le
donneur d’ordres. Une entreprise peut confier la gestion de son
inventaire à un ou plusieurs fournisseurs stratégiques. Ça dépend du
seuil de maturité du donneur d’ordres. La durée des contrats avec
des fournisseurs peut varier d’une entreprise à une autre.
Cependant, un donneur d’ordres demande d’avoir un suivi du bilan
financier et des performances de son fournisseur. Une entreprise
prévoit généralement des sources alternatives et un plan de
contingence, assortis de clauses de pénalités, en cas de faillite
d’un fournisseur», souligne M. Deirmendjian.
«En ce qui concerne la gestion informatisée de l’inventaire, peu
importe la solution informatique utilisée, le logiciel prévoit
généralement des signaux déclencheurs d’ordres de
réapprovisionnement au bon moment», ajoute-t-il.
La méthode « Min Max »
Le Groupe Créatech travaille souvent avec la formule «Min Max»
pour aider les entreprises sollicitant ses services à s’outiller de
bons systèmes de gestion de leurs stocks et de leurs achats.
«C’est une fonctionnalité ajustée en regard des requis de
livraison. Des paramètres d’achat de marchandises sont établis dans
la solution informatique retenue pour la gestion de l’inventaire.
Quand les exemplaires d’un produit en entrepôt atteignent le seuil
minimum nécessaire, un signal de réapprovisionnement est activé.
Même chose quand le seuil maximum de réapprovisionnement du produit
est atteint. Un signal se produit pour éviter que l’entreprise se
retrouve avec un surplus d’inventaire et, du même coup, avec une
contrainte d’espace pour entreposer sa marchandise», conclut M.
Deirmendjian.
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