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INTERNET OFFRE MAINTENANT DES OUTILS QUI COMMENCENT À SÉDUIRE LES
FABRICANTS Confrontés au défi de l’innovation, ceux-ci
cherchent à améliorer la connaissance de leurs clients, à accélérer
la mise en marché de leurs nouveaux produits, à parfaire la
communication avec leurs employés et à optimiser leurs procédés de
fabrication. La maîtrise de la gestion de l’information est un
facteur déterminant qui leur permettra de relever ce défi.
Pour cette raison, les nouvelles fonctionnalités d’Internet,
appelées WEB 2.0, proposent aux entreprises des possibilités
insoupçonnées jusqu’à maintenant. Malgré les hésitations observées
pour l’adoption de ce nouveau paradigme à l’intérieur des
entreprises manufacturières, nous assistons à l’adhésion d’un nombre
croissant d’adeptes de ces technologies de l’information.
Le principal avantage offert par ce modèle organisationnel est
qu'il permet de renforcer les liens existant entre les employés et
d'en établir de nouveaux, auparavant impensables, et de ces liens
émerge une véritable capacité d'innovation. « Tout le monde sait que
c'est au niveau de l'organisation informelle que la majorité du
travail est fait et que l'innovation survient, souligne M. McAfee,
professeur à la Harvard Business School. Les technologies du WEB 2.0
rendent simplement cette organisation informelle plus visible. »
LE WEB 2.0, QU’EST-CE QUE C’EST?
Pour les entreprises, le WEB 2.0 réfère à un nouvel ensemble
d’outils qui ont pour point commun de faciliter l’interaction, la
communication et la collaboration autour d’un projet « blogs,
podcasts, wikis, Really Simple Syndication (RSS) ». Il permet aussi
à des gens, qui n’ont pas de formation en programmation
informatique, de développer de nouveaux outils en combinant d’autres
outils qu’on nomme « mashups ». Le WEB 2.0 réfère également aux
réseaux sociaux « MySpace, Facebook et YouTube » qui permettent aux
individus d’échanger de l’information, des idées et des vidéos.
Selon l’étude NETendances 2007, plus d’un million de Québécois se
laissent aujourd’hui séduire par certaines applications du Web
participatif et du WEB 2.0.
Si le WEB 2.0 est popularisé par l’engouement de la génération Y
à son endroit, des entreprises telles que Boeing, Apple, Dell et
Intel utilisent certains de ces outils depuis plusieurs années. On a
qu’à penser au forum des utilisateurs qui permet à une entreprise de
réduire le coût de son service à la clientèle, en déviant une bonne
partie des appels de son service téléphonique vers son site Web,
améliore la connaissance des utilisateurs de ses produits et intègre
dans l’entreprise de l’information en provenance de l’extérieur. La
rétroaction directe des clients et des employés rendue possible par
les outils WEB 2.0 est bénéfique pour les entreprises puisqu’elle
permet aux ingénieurs et aux designers de choisir leurs priorités
d’action.
Certaines entreprises étendues telles que IBM utilisent des
outils de type Facebook pour recueillir non seulement des
rétroactions, mais aussi les connaissances accessibles au sein de
l’entreprise. Cette capacité d’accéder aux connaissances dans
l’organisation est un facteur de productivité important pour la
réalisation de projets.
LA COLLABORATION A SON MEILLEUR
La publication collective de l’information est maintenant
possible dans toutes les entreprises grâce à des outils gratuits
tels que Google Docs. Les wikis et les blogues peuvent être utilisés
en association avec la technologie de distribution de l’information
RSS pour automatiser la livraison de l’information aux employés qui
en ont besoin. Par exemple, un fil RSS peut avertir l’équipe R-D
qu’un de ses membres a déposé une nouvelle information dans un wiki
créé sur mesure pour un projet.
Quant aux outils de réseautage social tels que les « blogues et
les podcasts », ils peuvent être utilisés autant à l’interne qu’à
l’externe des entreprises, soit pour encourager les clients à
utiliser leurs services ou pour former les employés. Par exemple,
Mark Greiner de la compagnie Steelcase spécialisée dans
l’aménagement de bureau, tient un
blogue pour partager des idées
avec les créateurs, les administrateurs ou les travailleurs qui
s’intéressent aux espaces de travail. Pour sa part, le Groupe Sogeti
a invité ses 18 000 employés à partager pendant 72 heures sur un
site dédié leurs idées sur le futur de la société. L’utilisation de
ces outils permet de boucler le circuit des communications entre
l’usine et l’administration.
Plusieurs entreprises n’hésitent pas à exploiter les possibilités
du WEB 2.0 pour utiliser la créativité, l'intelligence et le
savoir-faire d'un grand nombre d’internautes. On parle ici de
crowdsourcing. Innocentive et
NineSigma sont des exemples de
communautés ouvertes qui fournissent des solutions aux problèmes
exposés aux entreprises. Elles peuvent aussi utiliser des places de
marché telles que YET2.com pour transférer des technologies qu’elles
ont développées et qui pourraient trouver preneur dans d’autres
secteurs industriels.
Dassault Systèmes vient de mettre en place un site de partage et
de visualisation de données 3D et 3DVIA, où la collaboration,
l'échange et la simplicité vont conduire à l'innovation
participative. Les milliers de produits virtuels conçus par les
clients pourront être réutilisés plus facilement sur le Web pour des
usages liés au marketing, aux manuels utilisateurs, aux instructions
de maintenance, aux jeux, etc.
ÉVITER LES OBSTACLES
Le WEB 2.0 n’est pas sans risque pour l’entreprise, mais il se
met en place et celle-ci doit s’y adapter. Il faut donc repenser
l’architecture de l’information, développer des habiletés
d’animation des communautés virtuelles et favoriser le concept de
l’organisation apprenante.
Certains défis devront être surmontés, dont celui de la mise au
rancart des actuelles technologies de collaboration, comme le
courriel. « La masse critique est un facteur décisif. Il est
toujours difficile de remplacer une technologie bénéficiant d'une
masse critique considérable par une autre. Cette technologie doit
être perçue comme étant vraiment meilleure pour la détrôner »,
d'affirmer M. McAfee.
Par ailleurs, la mise en place des technologies WEB 2.0 a plus de
chance de réussite dans un contexte non contraignant. Ainsi, les
employés sont libres de coopérer lorsqu’ils se sentent inspirés.
RÉFÉRENCES
http://www.3d-test.com/interviews/dassault_3.htm
http://www.directioninformatique.com/di/client/fr/DirectionInformatique/Nouvelles.asp?id=48434
http://twinpartners.wordpress.com/2008/05/22/si-le-web-de-demain-nous-etait-compte/
http://www.industryweek.com/ReadArticle.aspx?ArticleID=16504
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