| On le sait, l'innovation est un des éléments de base
de différentiation dans un marché de plus en plus concurrentiel.
Elle permet aussi de transformer les procédés et les façons de
faire, de rendre plus performant et de réduire les coûts
d'opération. De plus, de nos jours le développement se doit durable
et respectueux de l'environnement, des défis supplémentaires à
relever.
Ce qui est moins évident, c'est d'élaborer un plan stratégique
d'innovation, de le développer et de l'implémenter. Le secteur des
systèmes de transport intelligent (STI) n'échappe pas à cet état de
fait.
En tenant compte de deux changements importants de paradigmes.
Le premier bouleversement résulte de la mondialisation des
marchés, ce qui a fait drastiquement chuter le coût de production
des solutions à base de circuits microélectroniques. Le second
bouleversement est la mise en service par des fournisseurs, de liens
sans fil de transmission de données ayant des capacités de débit
répondant aux besoins des solutions envisagées. Le modèle d'affaires
de ces fournisseurs permet enfin d'atteindre le seuil de rentabilité
autant pour eux que pour leurs clients innovateurs.

Un troisième facteur permet de concevoir des solutions extrêmement
puissantes et compactes, de cueillette, de traitement et de
transfert d'information, à la base de toutes les solutions
d'affaires modernes. Ainsi, il est aujourd'hui possible de combiner
la puissance de microprocesseurs jusqu'à 32 bits à cadence élevée
avec un capteur de positionnement, un émetteur-transmetteur sans fil
et d'y joindre une panoplie d'interfaces au gré des applications.
Nous n'avons qu'à considérer le contenu technologique des derniers
modèles de téléphones sans fil et des agendas électroniques. Dans
les faits ils combinent tellement de fonctionnalités qu'il est
maintenant difficile de savoir si ce sont des téléphones intégrant
des caméras numériques ou des agendas électronique reliés à
l'Internet et permettant d'emmagasiner sa musique préférée, ou tout
cela à la fois et plus encore.

Évidemment, le défi est de taille pour toute entreprise ou organisme
désirant innover en intégrant de genre de technologie dans sa
solution. Depuis 2004, le CIMEQ appuie des entreprises spécialisées
dans la gestion d'actifs, particulièrement des flottes d'automobiles
en location.
Des tendances lourdes
Outre la gestion de flottes de véhicules, certaines tendances
lourdes sont perceptibles en matière de STI au Québec et ailleurs.
Ainsi dans la gestion globale de la chaîne d'approvisionnement, les
technologies s'intègrent progressivement et solidement dans le
processus. Pour la gestion manufacturière, le code à barre demeure
une solution adaptée. Dès que le produit est mis en boîte, le code à
barre peut dans certains cas faire place au lien radio (RFid). Cette
dernière technologie s'adapte très bien à la gestion des chargements
sur palette.
À la sortie de l'usine ou du centre de manutention, le camion ou
le conteneur intègre progressivement le seau électronique, le
dédouanage électronique, la gestion et l'optimisation du transit, le
positionnement (GPS), le suivi en temps réel par télécommunication
sans fil (GSM, CDMA, 2G, 3G), etc.
Un objectif de développement durable
Dans le but de réduire les émissions polluantes, notamment la
génération de CO2, il importe d'adhérer à une approche
d'optimisation des déplacements. De même, dans un contexte de
gestion de la sécurité, ces déplacements doivent être gérés à
distance de façon pointue, permettant le clôturage géographique («
geofencing ») virtuel. Cette gestion globale des déplacements
s'inscrit dans une stratégie de développement durable.

Une vision établie sur des normes
Ainsi, une considération de premier ordre est l'adhérence aux
normes de robustesses environnementales (ex. SAE aux Etats-Unis, E
en Europe), de sécurité (ex. CSA au Canada, UL aux Etats-Unis), les
règles de robustesse en matière de traitement de l'information,
facteur déterminant dans la robustesse de l'entreprise même. En
effet, une entreprise qui appui sa structure organisationnelle et
opérationnelle sur un système particulier de traitement de
l'information devient de fait aussi vulnérable que le système
lui-même.
Dans son processus de décision d'innover en STI, on se doit de
considérer l'impact que peut avoir un arrêt de service sur la survie
même de l'entreprise. Par exemple, qu'arrivera-t-il si du coup
l'acheminement des données sur le déplacement de la flotte de
véhicules, ou de transit sur des livraisons est interrompu. Si la
réponse est inacceptable, il est donc impératif de s'assurer de la
robustesse de toute la chaîne d'acquisition et de traitement de
l'information.
Dans certains cas, au lieu d'acquérir et de gérer soi-même ses
propres serveurs de traitement de l'information, il est peut-être
préférable stratégiquement d'impartir la gestion des serveurs à des
entreprises spécialisées qui sont en mesure d'assurer un niveau de
disponibilité des informations de 99.999 %, soit moins de 5 minutes
par année d'interruption. Dans d'autres cas moins critiques, une
saine gestion de ses propres serveurs internes suffiront à assurer
le bon fonctionnement et la survie de l'entreprise.
En terme de coût
L'adoption de protocoles établis et reconnus fait en sorte que
les solutions matérielles choisies demeurent les plus économiques et
les plus compatibles en terme d'intégration globale.
Pour la couche logicielle embarquée, l'avènement de systèmes
d'exploitation et de plateformes de programmation en langage orienté
objet, libres de droits et de redevances, permet de concevoir des
systèmes pour lesquels aucune licence d'exploitation ne sera
requise. C'est une considération importante pour l'exploitation à
long terme de ses solutions.
L'utilisation de l'Internet dans la conception des solutions
d'affaires…
De plus en plus l'Internet occupe un rôle critique dans le
développement de solutions organisationnelles. Aussi, le modèle
d'approche poste-à-poste (« peer-to-peer ») est de plus en plus
utilisé. Ce modèle est couramment utilisé dans les solutions de
téléchargement d'informations.

À l'opposé du
traditionnel modèle client-serveur, le modèle poste-à-poste permet,
par exemple, à un contrôleur sur la route, de visualiser en temps
réel et directement sur son ordinateur portable ou son assistant
numérique personnel (« PDA ») par un lien Internet sans fil de
nouvelle génération, les données recueillies sur un véhicule
particulier.
Une vision globale
L'intégration avec les solutions en automatisation du bâtiment ou
de la gestion du trafic routier, ferroviaire ou autres, requiert
souvent le développement et l'implémentation de passerelles. Ainsi
les différentes couches de protocoles de communication des
informations peuvent échanger celles-ci de façon fluide.
L'avenir
Les générations technologiques se succèdent actuellement suivant
des cycles d'environ 6 mois. Pour cette raison, un partenariat avec
un fournisseur de service imparti peut s'avérer préférable à
l'acquisition d'un système. Ainsi, le fournisseur s'assure de
maintenir à jour la solution et l'utilisateur limite la
capitalisation initiale en louant la solution sur une base mensuelle
ou à l'utilisation.
Le CIMEQ est un centre collégial de transfert technologique
affilié au Collège Lionel-Groulx. À ce titre il est soutenu
financièrement par les Ministère de l'éducation et Ministère du
Développement économique, de l'Innovation et de l'Exportation du
Québec. Il est aussi soutenu par Développement économique Canada.
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