| Il y a cinq ans, il était difficile pour les
ingénieurs de coordonner le travail de deux ou trois robots.
Aujourd’hui cependant, avec les nouveaux algorithmes sophistiqués et
les fonctions de commande qui ont été développés par de nombreux
fabricants de robots, ils peuvent en contrôler plusieurs. « Multi
robots synchro function », « robotlink », « robotteam », ces
systèmes prouvent maintenant leur efficacité dans de nombreux
secteurs industriels. Les domaines d’application privilégiés des
multirobots sont la soudure, l’emballage et l’assemblage.

Les multirobots peuvent accomplir ensemble une tâche plus
rapidement, mais aussi ils peuvent se charger indépendamment de
n’importe quelle autre tâche. C’est le cas notamment du nouveau «
DA20 dual-arm robot » présenté par la compagnie Motoman à
l’International Manufacturing Technology Show (IMTS), qui s’est
déroulé du 6 au 13 septembre derniers. Les deux bras de ce robot,
qui sont montés sur une même base rotative, peuvent travailler
ensemble sur une même tâche ou effectuer indépendamment des tâches
différentes. Le DA20 peut transférer un objet d’un bras à l’autre
sans le déposer temporairement, il permet à un bras d’effectuer une
opération sur un objet tenu sans vibration par le second bras et les
deux bras peuvent travailler ensemble pour augmenter la capacité de
charge utile. Ce nouveau type de robot comporte 13 axes de
mouvements (6 pour chaque bras, plus 1 axe pour la base rotative).
Au salon MACH 2006 qui eu lieu en Angleterre, ABB a présenté le
nouveau logiciel Multimove, qui
permet à quatre robots de travailler en parfaite coordination.
Utilisé dans le secteur de l’assemblage automobile, un premier robot
peut soulever et maintenir une portière, un second prendre une
charnière et la positionner sur la portière, alors qu’un troisième
va effectuer la soudure pour la fixer en place. Les robots peuvent
également être programmés pour travailler sur des lignes
d’assemblage parallèles et effectuer un retour juste-à-temps pour
poursuivre le travail programmé sur la première ligne. Ces
fonctionnalités sont rendues possibles grâce à la puissance de
calcul du module de contrôle IRC5.
D’autres fabricants, comme FANUC et KUKA, offrent aussi des
logiciels permettant à plusieurs robots de collaborer pour
différentes tâches.
La soudure est un domaine d'application privilégié des systèmes
multirobots. S'il s'agit de cordons de soudure simples, l'opération
est vite faire : si on ne tient pas compte des temps morts, deux
robots soudent deux fois plus vite qu'un seul. Le véritable intérêt,
c'est la flexibilité accrue, les tâches ne devant pas être réparties
moitié-moitié entre deux robots. Il est tout aussi concevable de
faire réaliser à l'un des deux robots des tâches à la fois
restreintes et complexes alors que l'autre robot effectue de longues
soudures.
On utilise aussi les multirobots dans l'industrie alimentaire, en
particulier dans les techniques d'emballage. La marchandise ou les
pièces arrivant non triées sur le convoyeur sont saisies et déposées
par les robots dans des emballages. Des caméras et des systèmes de
vision permettent de faire le suivi des pièces. La reconnaissance
sur images de celles-ci oriente la pince du robot exactement vers le
produit à prendre. La commande des mouvements est conçue de telle
sorte que tout fonctionne au fur et à mesure avec grande précision.
Toutes ces innovations conduisent à l’amélioration de la
flexibilité du système de production qui doit être de plus en plus
polyvalent.
Pour plus d’information, contactez M. Luc Vanden-Abeele, ing.,
CRIQ ou visitez notre site www.criq.ca/automatisation
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