 L’édition 2006 de
la Carte routière technologique canadienne de l’industrie de
l’aluminium a été réalisée conjointement par le Réseau Trans-Al inc.
et le CNRC-Centre des technologies de l’aluminium.
On constate à la lecture de ce document que l’importance relative
du Canada, comme producteur primaire, est en décroissance malgré
l’augmentation de la production. Cela s’explique par la croissance
massive de la production des pays comme la Chine. La situation est
comparable en ce qui concerne la production des produits semi-finis
et finis. Nous perdrons, dans les prochaines années, notre 10e rang
de grand producteur de produits laminés. Entre-temps, nous importons
d’outre-mer de plus en plus de produits extrudés et nous ne faisons
que maintenir notre statu quo par rapport à la production de pièces
moulées, sans toutefois être un joueur important.
Afin de résister à la fuite vers l’Orient de la fabrication de
produits finis, les fabricants canadiens seraient bien avisés
d’investir des efforts dans la conception et les technologies
manufacturières de pointe. Les opportunités de croissance pour les
produits finis dépendent principalement :
- de plusieurs procédés de moulage et de formage en émergence;
- des technologies de modélisation de procédés et de conception
de nouveaux produits;
- des systèmes d’information qui facilitent l’utilisation de
l’aluminium;
- des technologies d’assemblage et de traitement de surface qui
combinent l’aluminium avec d’autres matériaux pour fournir une
solution intégrée auprès des donneurs d’ordres.
Selon les choix de société, la croissance de la consommation
d’aluminium dans l’industrie du transport se situera entre 20 et 70
% en Amérique du Nord. Toutefois, la synergie est nécessaire pour en
arriver à mieux contrôler les technologies qui nous permettront de
développer des applications gagnantes, dotées d’un grand potentiel
de création de richesse. Plusieurs technologies en émergence ou en
croissance demandent maintenant une approche système et
multimatériaux pour obtenir une utilisation accrue et ainsi pallier
à certaines lacunes. Il faut donc, dès à présent, développer la
compréhension des mécanismes de combinaison des matériaux et
favoriser la formation des concepteurs. Cela permettra à l’industrie
canadienne de saisir une multitude d’opportunités qui seront
également applicables dans divers autres marchés.
L’industrie de la construction n’est pas en reste. Sur une
période de 10 ans, une croissance de 58 % devrait être remarquée sur
le continent asiatique, comparativement à 20 % pour l’Europe et
l’Amérique du Nord. Le manque de promotion et d’information auprès
du public limite toutefois la percée d’un bon nombre d’applications
en émergence et en croissance. La compétitivité de l’aluminium doit
également être augmentée afin de mettre en place des stratégies
gagnantes dans nos propres niches et celles d’envergure mondiale.
Cela peut se faire à plusieurs niveaux, que ce soit en tirant profit
de l’approche système, de l’analyse de cycle de vie ou encore par la
combinaison de certains matériaux.
LES TECHNOLOGIES
Les besoins sont criants dans les diverses plateformes
technologiques liées à l’industrie de la transformation de
l’aluminium. Actuellement, on constate un déplacement de la
production des pièces moulées et mises en forme réalisées à partir
de technologies matures, vers les pays émergents. Bientôt, il en
sera de même pour la production utilisant des technologies
émergentes et en croissance. Le retard technologique de ces pays
sera vite comblé, ce qui leur permettra de devenir des compétiteurs
de taille. L’industrie de l’assemblage doit absolument disposer de
bases de compétences en assemblage et doit s’affairer à continuer à
développer ces capacités. Des méthodes respectueuses de
l’environnement et de la santé des travailleurs sont réclamées dans
le domaine du traitement de surface, tandis que la mise en marché
d’alliages traités offrant des propriétés améliorées peut ouvrir la
porte à de nouveaux marchés de niches. En ce qui concerne l’usinage,
le support à la promotion et à la formation sur l’utilisation des
nouveaux équipements et des nouveaux procédés favorisera la
revitalisation de cette plateforme.
Les enjeux les plus importants résident dans :
- la mise au point d’applications clés avec une performance
supérieure, avec des améliorations incrémentales aux procédés
actuels;
- l’accès à des services de validation de performance qui permet
de satisfaire aux normes réglementaires pour l’utilisation de
l’aluminium dans des marchés importants du domaine du transport,
de la construction ou des applications électriques.
Trente-huit besoins et opportunités ont été sélectionnés en
raison de leur potentiel de création de richesse, d’un horizon de
réalisation intéressant et d’un défi technique en mesure d’être
relevé. L’appropriation de ces recommandations et des opportunités
par les divers intervenants liés au domaine de la transformation de
l’aluminium permettra au Canada de jouer le rôle auquel il est
appelé, celui de leader.
Après avoir cerné les secteurs clés et examiné leurs principaux
enjeux, les spécialistes présents aux ateliers de travail ont
déterminé les technologies jugées essentielles pour permettre à
l’industrie de répondre aux besoins de marché au cours des
prochaines années.
La carte routière est maintenant disponible sur le site
www.trans-al.com
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